C’est parti pour la toute première édition du Salon de l’Entrepreneuriat et des Petites et Moyennes Entreprises (PME), un incubateur de talent qui vise à impulser la culture entrepreneuriale. Un pari gagné avec la participation de milliers de jeunes porteurs de projet. Cinq jours durant, à travers le développement des dispositifs spéciaux d’aide à l’insertion des jeunes, le salon va mobiliser les grands acteurs impliqués dans le secteur privé à travers des appuis conseils sur les projets d’entreprise et sur la formulation de requêtes  de financement.

Inscrit dans le cadre du partage  d’expériences  et d’ambition pour les jeunes, l’objectif de ce salon est de sauter les verrous, afin de propulser les jeunes talents. Ce nouveau rendez-vous de l’entrepreneuriat permet d’avancer sur des projets essentiels dans l’optique de donner de l’allant à la politique de soutien aux entreprises. Il s’agira alors  d’explorer les voies et moyens susceptibles d’apporter des solutions innovantes pouvant contribuer à la relance économique et à accélérer la transformation économique en cours au Mali.

Il a été constaté que l’entreprenariat jeune et féminin est confronté à un problème d’accès aux financements. C’est dans cette optique que la politique du gouvernement  vise des incitations à la création d’entreprises et à la protection de celles déjà existantes, en accompagnant les unes comme les autres dans leur quête pour le progrès, a expliqué la ministre de la Promotion de l’Investissement Privé, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entreprenariat National, Safia Boly.

Ainsi, le salon couvrira trois grands axes qui sont le renforcement du cadre institutionnel pour améliorer la réflexion sur le climat des affaires et les problématiques des PME ; l’accompagnement direct  aux futurs  entrepreneurs avec des services fournis lors du salon et enfin un axe  de renforcement des capacités avec des formations dispensées gratuitement aux porteurs de projets.

Pour la ministre Safia Boly, la finalité de ce salon est de stimuler la culture entrepreneuriale, l’innovation, susciter et inciter à la création d’entreprises.  » C’est à ce prix que nous contribuerons à libérer l’initiative privée, à rendre les entrepreneurs compétitifs et innovants et à mettre en évidence nos savoir-faire traditionnels  et contemporains  par le renforcement du label  »Made in Mali » reconnaissable  et protégé de par le monde« , a t- elle indiqué.

Selon le président du CNPM, Mamadou Sinsi Coulibaly, pour créer des richesses et partager des valeurs, il faut créer de l’emploi et l’entrepreneuriat et l’entreprenariat est le moyen d’aboutir à cette autonomisation. En effet, la PME constitue la base de la croissance économique  du pays. Il s’est réjoui des signaux de développement donnés par les autorités ces dernières années. Ainsi, il en appelle au sens de responsabilité pour plus de transparence pour faciliter le système de financement.

Le président  de la CCIM, Youssouf Bathily, quant à lui, s’est félicité du fait que les autorités ont compris que le salut du pays se trouve dans l’entrepreneuriat qui constitue 90% des entreprises au Mali. Ces PME montent en puissance malgré la croissance économique et dans des conditions précaires. C’est dans ce cadre que la CCIM envisage d’organiser une session de formation sur les aspects qui freinent le développement du secteur, a-t-il souligné.

Au nom des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), la Directrice pays de la Banque mondiale, Soukeyna Kane a rappelé que l’économie malienne a été fragilisée par la crise qui a commencé depuis 2012, classant ainsi le pays 145 sur 190, avec la perte de 4 points. Avec le potentiel que possède le Mali, elle invite à développer la conviction des partenaires pour que les PME puissent prendre leur envol. « Nous sommes conscients des difficultés des PME, c’est pourquoi, nous nous engageons à les soutenir« ,  a t- elle précisé.

Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, a prodigué à la jeunesse des conseils  pour cultiver la compétitivité, car rien n’est acquis dans la facilité. Pour y arriver, il exhorte les jeunes à accorder plus d’importance à la formation. Il a expliqué que si chacun s’impliquait dans la dynamique de l’entrepreneuriat, nous arriverions à bâtir la paix. L’occasion pour lui de réitérer son accompagnement à la jeunesse, qui doit être consciente de la responsabilité qui l’attend en que l’Espoir du pays.

Source: l’Indépendant